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Les classes sociales Maori (les castes)

modifié le dimanche 12 juillet 2015

Les classes sociales ancestrales

La population était selon les observateurs du XVIIIème siècle répartis en 3 à 7 classes.

Les trois principales sont:

  • Les Ari'i (princes roi ou grands chefs, liés aux Marae) assisté des grands prêtres: Tahu'a (ou Tohunga)
  • Les Ra'atira (propriétaires fonciers)
  • Les Manahune (gens du peuple)

Elles pouvaient se décomposer en sous catégories selon un organigramme quelque fois très complexe en particulier chez les Ari’i, tenant compte des liens familiaux et des fonctions confiées aux membres. (Corps des guerriers d’élite, des messagers, des chefs de combat, des gens chargés de fonctions sacerdotales …)

A ceci s'ajoute la catégorie des ménestrels (‘arioi), choisis dans l'une au l'autre des classes sociales, pour leur beauté et leurs talents. Ils apportaient un peu de souplesse dans la vie strictement ordonnée des habitants, par leurs mœurs libres et les amusements (chants, danses) qu'ils proposaient. Ce sont eux qui en général pratiquaient l'infanticide ou les sacrifices humains rituels.

L’organisation sociale Maori parait proche du système des castes de l’Inde mais s’en distingue cependant par le fait qu’elles sont moins héréditaires, tout en y retrouvant les critères de pureté des lignages.

 Costume d'Ari'i en Tapa (étoffe non tissée en fibres martelées)

Les Ari’î

Les Ari'i tiraient leur pouvoir d'une origine divine, mais sans doute plus prosaïquement des alliances matrimoniales, des  guerres ou selon l'importance hiérarchiques des Marae possédés (sites sociaux-religieux).

Les Ari’i étaient en relation avec les dieux par l’intermédiaire d’objets et notamment les to’o.

La valeur de la force physique était au demeurant un critère majeur de reconnaissances des chefs.

La qualité de ari’i, reposait sur la généalogie et, plus  précisément sur la prétendue pureté de cette généalogie depuis un « atua » (Dieu)  ancestral prédominant. En conséquence, on veillait à ce que la descendance des ari’i ne fût pas entachée par une procréation non-ari’i.

D’après diverses croyances et pratiques, la plus grande part de la divinité d’un parent (biologique) était transmise à son aîné, fille ou garçon. En conséquence, la progéniture aînée d’un groupe de parenté d’aînés possédait plus de divinité que ses frères et sœurs, et beaucoup plus que tous les autres descendants collatéraux de l’ancêtre atua commun.

Les Ra’atira

Les hui-ra’atira étaient à la fois des nobles et des plébéiens, ils étaient en général, des fermiers exploitant  leurs terres ou de fidèles gardiens des territoires de leurs chefs et de leurs souverains qu’ils secondaient dans toutes les activités du moment. Leur influence sur le peuple était grande.

Les Manahune 

Les Manahune sont les gens du peuple. Ils se répartissaient en différentes corporations : agriculteurs, pécheurs ou artisans. Ils étaient aussi propriétaires des terres qu’ils cultivaient.

Le manahune ne pouvait guère sortir de sa caste (il pouvait devenir ra’atira par un don définitif, mais rare). Il arrivait qu’il devienne ari î ou prêtre, mais son statut social restait inférieure, sauf dans certaines occasions où non seulement il s’élevait au-dessus des siens, mais même au-dessus de la classe supérieure.

Il pouvait aussi devenir teuteu ari’i, c’est-à-dire domestique d’un ari’i . Il acquérait alors une très grande importance, tout en étant au service du maître qu’il servait.

 sources:

Teuira Henry, Tahiti aux temps anciens, société des Océanistes n°1, Musée de l’Homme, Paris, 2004

Douglas Oliver, Les âges de la vie, Société des Etudes Océaniennes/Haere Po, 2002

 

 Marae international de Taputapuatea (Raiatea - îles de la Société)

Les Marae : espaces sociaux symbole de pouvoir

Les Marae  (espaces sociaux et religieux) étaient au cœur de réseaux politiques concurrents. Les deux Marae de Raiatea et de Bora Bora rayonnaient sur deux zones d'influences  ayant donnés naissance à des Marae affiliés.

Il existait deux types de solidarité entre les membres d’un espace social : l’une qui s’exerçait au nom de l’appartenance généalogique, l’autre au nom de la résidence (solidarité de production). Le marae était au centre de cette dynamique de la structure sociale.

Le Marae de Taputapuatea de Raiatea était au centre de relations religieuses et économiques qui allaient de la Nouvelle  Zélande, Rarotonga, Rotuma, Les Australes, Huahine, Tahiti, Bora Bora.

Un autre réseau concurrent entourait le Marae de Bora Bora (Vavauta'a) et incluait, Raiate'a, Tahiti, des îles des Tuamotu, Hawaï, Rarotonga, et la Nouvelle Zélande, représentées par d’autres chefferies.

Le concept de « moderne » de nation tel qu’il s’instaura en Europe au le XVIIIème siècle (Wesphalie) n’existait pas.  Il n’existait pas de frontières bien délimités, mais des zones d’influences. 

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Minorités (définition)

Une minorité se définie dans un contexte,  non de manière absolue. Elle peut être analysée par rapport à de la population d’une nation, d’une zone géographique, du point de vue des religions, des langues, de la culture ou de la race, de la couleur de peau, des liens de parenté…

L’appréciation en est variable selon le lieu et l’époque.

La supériorité du nombre est vue comme une hiérarchie, une supériorité de la majorité. Dans l’histoire il est peu d’exemple de minorités qui n’aient pas été marginalisées, persécutés, assimilés de force, voire physiquement éliminées.

La minorité ne l’est cependant pas toujours en nombre. Le colonisateur considéra souvent les indigènes comme des races inférieures.

La constitution des états nation moderne à souvent contribué à les révéler et à en aggraver le sort par rapport à la relative tolérance observée autrefois par les Empires. (Comme l’était les Ottomans ou les Austro-Hongrois par exemple)

La définition des  minorités dépend des stratégies de la minorité elle-même, soit par son rôle géopolitique, économique, culturel. (Les juifs, les Arméniens,Touareg…)

Une minorité est aussi une catégorie sociale définie par discrimination : les homosexuels, les femmes, les gens du voyage.

Populations

nom collectif qui désigne l’ensemble des habitants d’un lieu géographique (pays, région, ville…) ex la population du Yunnan

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