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Ecoles du bouddhisme Tibétain

modifié le mardi 9 juin 2015

Les principales écoles du bouddhisme tibétain sont :

  • Les NYINGMA-PA, les Anciens ou Bonnets Rouges. 

Cette école vénère tout particulièrement Padmasambhava qui vécut dans la deuxième moitié du VIII° siècle et qui est considéré comme un boddhisattva incarné. Il va donner une place importante aux rituels magiques de l'ancienne religion du Tibet : (Bön) et introduire le culte des Dakini et des divinités du Bardo. Les "Anciens" sont des experts en textes tantriques qui vénèrent Samantabhadra comme Bouddha primordial. Dans leur panthéon particulier trouvent place Vajrapani, Hayagriva et Mahakala... Issue de la première vague d'expansion du bouddhisme, cette école va reprendre de la vigueur au IX° siècle, face à ce qu'on appellera la "deuxième prédication du bouddhisme", qui voit l'apparition d'ordres monastiques nouveaux influencés par les écoles venues de l'Inde.

 gantok

  • Les KAGDAM-PA, Ceux des Enseignements Oraux, 

Ils reconnaissent l'enseignement d'Atisha, maître indien venu prêcher au Tibet au XI° siècle qui préconise le retour à l'enseignement originel du Bouddha et à la stricte observance monastique, s'élevant en cela contre les pratiques de Padmasambhava. Il fonde le monastère Tabo au Spiti. Les Kagdam-pa vénèrent Vajrasattva comme l'adi-bouddha, adoptent le système philosophico-rituel du Kalachakra. Cette secte va perdre de son influence à partir du XIV° siècle et rejoindra les Gelug-pa au XV° siècle.

  •  Les KAGYUG-PA, Ceux de la transmission orale.  

Ils sont les héritiers des Mahasiddha (Sages indiens), et attachent beaucoup d'importance aux cycles philosophiques ésotériques des divinités tutélaires. L'enseignement qui remonte à Vajradhara lui-même est tranmis par l'intermédiaire de Dakini, de Naropa à Marpa puis à Milarepa ascète et poète mystique. Par la suite, les élèves de Milarepa, en particulier Gampo-pa , fondèrent des gompa (monastères), et de nouveaux courants prirent naissance dont les Karma-pa, les Drigung-pa et les Brug-pa. L'ensemble de ces écoles constitue l'ordre Kagyug-pa malgré les luttes intestines. L'iconographie est classique chez les Kagyug-pa. On reconnaît les Karma-pa à leur coiffe noire, ornée sur le devant du foudre-diamant croisé (le visnavajra) et de deux fleurs de lotus. Les Brug-pa se caractérisent par une très large coiffe.

  • Les SAKYA-PA, Ceux du monastère de Sakya. 

Fondé par Brogmi, qui eut lui-même pour maître Atisha. Comme les Kagyug-pa, ils accordent une grande importance à la transmission de maître à disciple, et revendiquent la filiation par Birvapa de la déité Vajravarahi elle-même. Les Saskya-pa seront de grands protecteurs des arts et joueront un rôle très important au XVI° siècle.

 

  • Les GELUG-PA, les Vertueux ou Bonnets Jaunes. drepung

L'école des Kadam-pa est réformée par Tsong-Khapa (1357-1419) au XV° siècle qui, comme Atisha, exige plus de sobriété dans les pratiques et des règles morales strictes, d'où le nom de "Vertueux". Elle reconnait Vajrasattva comme Bouddha primordial. Tsong Kapa et ses disciples fondent trois grands monastères : Gandan, Drepung et Sera. Le titre de dalaï-lama "Océan de Sagesse" est conféré à Sonam Gyatso, successeur de Tsong Kapa, par le chef mongol. Le plus connu sera le Cinquième Dalaï-lama qui réalise l'unité du Tibet et établit une véritable théocratie tibétaine avec l'appui des chefs mongols. Il fait construire le Potala, impose la reconnaissance des tulku. Grâce à son action, les Bonnets Jaunes prennent la suprématie sur les autres institutions monastiques.

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Anthropologie / Ethnographie / Ethnologie

L'anthropologie est la branche des sciences qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques (anatomiques, morphologiques et physiologiques, évolutifs) et culturels (socioreligieux, psychologiques, géographiques, etc.). Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles

L'anthropologie s'organise autour de deux grands types de travaux étroitement liés : d'une part, les travaux d’ethnographie, qui sont des enquêtes et observations de terrain (empiriques) concernant dans les détails et de façon isolée les peuples, cultures et sociétés humaines, et dont les résultats sont le plus souvent publiés sous la forme de monographies ; et d'autre part, les travaux d’ethnologie, dans lesquels sont étudié les peuples, cultures et sociétés humaines de façon comparée et sur la base de recherches (théoriques) au sein des publications ethnographiques, et dont les résultats sont le plus souvent publiés sous forme d'essais. (WiKi)

L’ethnographie est l’étape de collecte des données, l’ethnologie le stade des premières synthèses, l’anthropologie est la phase de généralisation théorique après comparaison

L’anthropologie et l'ethnologie s’assignent comme tâche de penser l’autre.

Ethnographie - (déf)

L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives ». 

L’ethnographie est l’étape de collecte des données, l’ethnologie le stade des premières synthèses, l’anthropologie

etude de la vie sociale de l'ethnie des Asmat en Papouasie indonésienne