Culture turque ( Turcique)
Le Monde turcique désigne le monde musulman non-arabe, ni iranienne, qui compte près 250 millions d’habitants habitant l’Asie centrale et moyen orientale, du Nord-Est de la Syrie jusqu’à l’Oural en Russie, et jusque dans l’Ouest de la Chine.
Il exerce son influence surtout sur les steppes de l’Asie centrale, depuis la lointaine Mongolie, en passant par le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, les bords de la Caspienne, sur une vaste région nommée Turquestan et se prolonge au moyen orient, jusqu’à la Turquie actuelle, elle-même.
L’existence d’une identité des peuples turcophones se réfère au passé historique et se base sur la foi en ancêtres communs.
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Le Monde turcique désigne le monde musulman non-arabe, ni iranienne, qui compte près 250 millions d’habitants habitant l’Asie centrale et moyen orientale, du Nord-Est de la Syrie jusqu’à l’Oural en Russie, et jusque dans l’Ouest de la Chine.
Il exerce son influence surtout sur les steppes de l’Asie centrale, depuis la lointaine Mongolie, en passant par le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, les bords de la Caspienne, sur une vaste région nommée Turquestan et se prolonge au moyen orient, jusqu’à la Turquie actuelle, elle-même.
L’existence d’une identité des peuples turcophones se réfère au passé historique et se base sur la foi en ancêtres communs.
La culture turque, aussi appelée culture turcique, est le résultat d’un long processus historique mêlant traditions d’Asie centrale, influences islamiques et apports anatoliens et européens. Elle s’est construite au fil des migrations des peuples turcs depuis l’Asie centrale jusqu’à l’Anatolie, où s’est développée la Turquie actuelle.
À l’origine, les peuples turcs étaient des nomades des steppes d’Asie centrale. Leur mode de vie reposait sur l’élevage, le respect de la nature et une forte organisation clanique. Ces traditions ont laissé des traces durables dans la culture turque, notamment dans certaines valeurs comme l’hospitalité, la solidarité familiale et l’importance de l’honneur. Les épopées, comme celle de Dede Korkut, témoignent de cette culture orale ancienne.
Le berceau de la culture et de la langue turciques serait les montagnes de l’Altaï, entre la Sibérie, la Mongolie, le Kazakhstan et la Chine. Au premier millénaire les Mongols, les Toungouses et les Turcs ne faisaient qu'un.
Les langues de la famille turcique, sont les langues appartenant au groupe de langues altaïques, comme le turc, le turkmène, l’ouzbek, l’ouïgour, le kazakh, le kirghiz, le tatar, l’azéri (ou azerbaïdjanais) et d’autres
La langue turque est un élément fondamental de l’identité culturelle. Elle appartient à la famille des langues turciques et se caractérise par une structure agglutinante, c’est-à-dire que les mots se forment par l’ajout de suffixes. La réforme linguistique menée par Mustafa Kemal Atatürk au XXᵉ siècle, avec l’adoption de l’alphabet latin, a profondément transformé la culture et facilité l’alphabétisation.
La religion musulmane sous sa forme sunnite, constitue l’élément important de la culture turcique même si certains peuples turcophones continuent à pratiquer le chamanisme (les Iakoutes à l’Extrême-Nord de la Russie) ou sont pratiquants du bouddhisme (les Touvains).
L’islam, adopté à partir du Xe siècle, occupe une place centrale dans la culture turque. Il influence les pratiques sociales, les fêtes, l’architecture et les arts. Cependant, la Turquie moderne est un État laïque, ce qui permet une coexistence entre traditions religieuses et modes de vie plus occidentalisés, surtout dans les grandes villes. Les fêtes religieuses, comme le Ramadan (Ramazan) et la fête du sacrifice (Kurban Bayramı), jouent un rôle important dans la vie sociale.
Les arts et traditions occupent une place essentielle dans la culture turque. La musique turque mêle influences d’Asie centrale, du monde arabe et de l’Europe. Les danses folkloriques, comme le halay ou le zeybek, expriment l’identité régionale. L’artisanat est également très riche, avec les tapis, les céramiques d’Iznik et la calligraphie. La cuisine turque, connue pour sa diversité, reflète ce mélange culturel : kebabs, börek, dolma, baklava et thé turc font partie du quotidien.
Enfin, la culture turcique ne se limite pas à la Turquie. Elle est partagée par de nombreux peuples turcophones d’Asie centrale et du Caucase, comme les Azerbaïdjanais, les Kazakhs, les Ouzbeks ou les Kirghiz. Ces peuples partagent des éléments communs tels que la langue, certaines traditions, les mythes fondateurs et des valeurs sociales similaires, tout en conservant leurs spécificités locales.
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Jean-Paul Roux, grand spécialiste des civilisations d’Asie centrale, retrace les fondements de la culture turque :
« Les Turcs, un peuple issu des steppes, à vocation guerrière
Les Turcs se sont formés au Ier millénaire avant notre ère dans la taïga sibérienne orientale – où ils vivaient de chasse, de pêche et de cueillette – et en sont sortis progressivement pour devenir tous hommes des steppes aux derniers siècles avant l'ère chrétienne.
Immense révolution ! Les voilà cavaliers, pasteurs nomades, caravaniers sur les routes internationales, sur celle que l'on nommera improprement « de la soie » à la suite d'un Allemand du XIXe siècle. Ils conservent peut-être de leur passé, une agriculture rudimentaire dans les vallées des fleuves et une industrie – les tapis noués dont ils sont, avec les Iraniens, les inventeurs –, sans oublier le travail des métaux : or, fer, bronze, par lesquels s'exprime le célèbre art animalier des steppes dont ils sont producteurs à part entière. Comme ils sont installés sur les herbages de la Mongolie septentrionale, les plus riches du monde, les chevaux constituent leur principale ressource. Sauf accidents, telles épizooties ou famines, les Turcs possèdent au moins trois chevaux par personne et, ayant inventé, ou emprunté aux Iraniens, le redoutable arc réflexe et, en forgerons, fabriqués des sabres, des lances et des épées de qualité, ils ne peuvent pas résister à l'appel des aventures guerrières. Ils deviennent par excellence les « Barbares » (Hou en chinois), du moins si ce terme implique l'agressivité et non l'absence de culture.
Ils resteront des guerriers, même s'ils sont commerçants ou forment – par exemple en Anatolie – une solide race terrienne, même s'ils ont le sens de l'organisation, le goût de l'administration – qui permettra à l'Empire ottoman de constituer de colossales archives – même s'ils aiment la paix, ce qu'ils ne cessent de dire, et veulent construire un empire universel, parce qu'il « ne doit y avoir qu'un seul souverain sur la terre comme il y a un seul Dieu dans le ciel ».
Cette idéologie, qui est de celles qui coûtent cher, ne crée pas leur vocation militaire, mais sert à la justifier. Sans la guerre, il n'y aurait pas d'histoire turque – peut-être n'y aurait-il même plus de Turcs – et aussi, il faut bien le dire, sans la force d'attraction qu'ils exercent, sans leur étonnante facilité à « turquiser », même quand ils ne le souhaitent pas. C'est à cela qu'ils doivent de s'être répandus sur l'Ancien Monde, du Pacifique à l'Europe centrale, du cœur des Indes aux confins marocains. »
Jean-Paul Roux
http://www.clio.fr/bibliotheque/lepopee_du_monde_turc.asp
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Issue des steppes de l’Asie centrale et des cultures Mongole, les ottomans développèrent sur toute la région moyenne orientale le contrôle des voies de communication et déployèrent une administration et une sécurisation militaire aussi bien terrestre que maritime. Elle commença à se développer sur les bases du sultanat turc seldjoukide d'Asie Mineure (ou Anatolie) qui avait réussi à s’établir, dans le courant du XIIe siècle et dura jusqu’à la 1erguerre mondiale sous sa forme impériale. Elle fut à la base d’un important complexe militaro industriel qui rivalisa à son apogée avec celui de l’empire Austro Hongrois.
Les ancêtres des Ottomans et donc des Turcs occidentaux modernes (Azéris, Turcs de Turquie, Turkmènes, Kachkaïs, Turcs du Khorassan et Gagaouzes…) sont les Oghouzes qui vivaient au nord de la mer d'Aral vers le VIIIe siècle.
L’empire Ottomans joua un rôle décisif dans les échanges entre l’occident et l’orient sur le plan commercial, en perpétuant les routes de la soie existantes depuis l’époque romaine.
S’appuyant largement sur les capacités des peuples sous leur contrôle politique ils firent preuve de tolérance vis-à-vis des pratiques religieuses non musulmanes, permettant à des non croyants d’accéder à des postes importants de leur administration. Ils mirent en place une formation rigoureuse de leurs fonctionnaires. (Ce fut le cas des Mamelouks, esclaves soldats de l’Egypte musulmane qui dirigèrent l’empire durant des siècles)
L’empire Ottoman sut développer une société érudite, dotée d’une bureaucratie complexe basée sur une loi en grande partie religieuse qui était sous certains aspects plus démocratique que celle qui régnait en l’Europe de la renaissance.
Au contact de la Chine ils furent les premiers à utiliser les papiers et créèrent les plus grandes bibliothèques du monde musulman. Nombre de traduction et préservation des classiques grecques leur sont dues.
La Turquie tira également partie de la culture Perse, qu’il s’agisse de la cuisine, de la poésie, de l’architecture ou du gout pour les jardins (diffusion de la tulipe fort en vogue à la fin du XVème siècle)
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Peuples de culture turque

Liste non exhaustive de peuples actuels, d’origine Turque :
- Les Turcs de la Turquie moderne
- Les Turkmènes
- Les Ouzbeks
- Les Kazakhs
- Les Kirghizes
- Les Ouïghours,
- Les Azéris
- Les Kachkaïs
- Les Gagaouzes
- Les Tatars
- Les Hazaras












